La Septoplastie : correction de la déviation de la cloison nasale

La septoplastie est une intervention de chirurgie du nez qui permet de réparer une déviation de la cloison nasale, notamment lorsqu’elle entraîne des troubles fonctionnels. Habituellement non douloureux, le geste est assez rapide et se déroule en ambulatoire.

 

Opération de septoplastie : le principe

La cloison nasale est la paroi qui sépare les deux fosses nasales. Elle se compose de cartilage et d’os, et est recouverte par une muqueuse. Chez certaines personnes, la cloison nasale n’est pas droite et présente une déviation qui peut être d’origine congénitale ou résulter d’une malformation ou d’un traumatisme. Cette déviation est susceptible d’entraîner des signes cliniques invalidants, comme une obstruction nasale, des troubles respiratoires, des saignements de nez, des sinusites ou des ronflements.

Dans ces conditions, une intervention chirurgicale peut être envisagée pour corriger la déviation de la cloison nasale et améliorer la qualité de vie des personnes touchées : la septoplastie.

Cette opération traite un nez dévié sans toucher à sa structure externe. En effet, l’objectif majeur est de redresser la cloison nasale sans corriger la forme du nez. Mais dans certains cas, la septoplastie peut être associée à une rhinoplastie pour traiter à la fois la déviation de la cloison nasale et les déformations externes du nez (asymétrie, etc.) : il s’agit alors de la rhinoseptoplastie, une opération plus complexe qui nécessite une convalescence plus importante.

Elle se déroule habituellement par les voies naturelles (incisions endonasales), et dans certains cas, grâce à une incision externe lorsque la déviation à corriger est complexe. L’intervention se pratique en service ambulatoire et le patient peut regagner son domicile le soir même.

 

Indications de la septoplastie

En réalité, près de 80 % des personnes adultes présentent une déviation de la cloison nasale. Mais toutes ces personnes n’ont pas besoin de recourir à un geste chirurgical. Dans la grande majorité des cas, la déviation de la cloison nasale n’entraîne aucun symptôme ni conséquence sur l’aspect fonctionnel (la respiration). D’ailleurs, ces personnes vivent une vie tout à fait normale, sans même savoir que leur cloison nasale est déviée.

Nez dévié : opération de rhinoplastie | Tarif et technique | Paris | Dr Petit

La septoplastie nasale peut être recommandée si la déviation de la cloison nasale provoque non seulement des troubles d’un point de vue esthétique, mais aussi médical avec une obstruction des narines occasionnant une gêne respiratoire et possiblement des ronflements, des sinusites chroniques allant jusqu’à la migraine, une déformation nasale visible de l’extérieur avec gêne esthétique.

 

Septoplastie nasale: déroulement de l’opération

Avant le geste, une consultation avec un médecin anesthésiste est nécessaire pour s’assurer de l’absence de contre-indications. Ce rendez-vous doit avoir lieu au moins 48 heures avant la chirurgie.

La prise de certains traitements (aspirine, anticoagulants…) doit être stoppée environ 10 jours avant l’opération, en fonction des recommandations de votre chirurgien. La septoplastie se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire. Elle dure entre 30 minutes et 1 heure et demie en fonction des gestes à réaliser.

Le chirurgien utilise les fosses nasales pour redresser la cloison nasale. Il sépare l’os et le cartilage et remodèle la cloison pour la rendre plus droite. Si le cartilage est trop courbé, le redressement de la cloison nasale ne sera pas totalement droit, mais le but majeur de cette intervention est de retrouver une respiration normale.

Si le geste inclut une correction de l’aspect externe du nez, le chirurgien redresse la pyramide nasale osseuse et réalise les gestes nécessaires pour traiter les anomalies de l’aspect esthétique du nez (rhino septoplastie ou septo rhinoplastie).

Comme toute intervention chirurgicale, la septoplastie nasale comporte des risques, rares, inhérents à l’anesthésie générale ou à l’acte en lui-même comme des saignements, une infection, une perforation de la cloison nasale, un hématome ou abcès septal, un nez en selle (affaissement du nez avec aspect creux au niveau du dorsum), pointe du nez tombante, etc.

 

Septoplastie: suites opératoires

Les suites opératoires sont généralement simples et peu douloureuses. Un pansement nasal et des mèches (dans les narines) sont toutefois nécessaires pendant environ une semaine, ce qui peut être gênant au quotidien.

Il est normal qu’un œdème ou que des ecchymoses apparaissent dans les suites d’une septoplastie, ce qui peut entraver la respiration. Ces signes cliniques vont toutefois rapidement disparaître.

Le patient peut reprendre ses activités habituelles dans les jours qui suivent la chirurgie, en évitant la pratique du sport, les voyages en avion, les bains chauds ou les efforts intenses le premier mois.

L’exposition aux rayons UV est à éviter tant que les ecchymoses sont présentes.

Durant les 10 premiers jours, il faut éviter de se moucher, de se gratter le nez ou d’éternuer et nettoyer régulièrement son nez avec du sérum physiologique ou un spray nasal adapté. Une consultation de suivi est programmée avec le chirurgien pour retirer les mèches ou les languettes de silicone (entre le 3e et 7e jour postopératoire).

 

Résultats d’une opération de septoplastie

Après une durée d’environ trois semaines, le chirurgien peut évaluer le résultat sur la respiration. Ceux-ci sont considérés comme étant stables dans les 3 à 6 premiers mois qui suivent la chirurgie. Les troubles respiratoires doivent avoir disparu.

Sur le plan esthétique, les effets sont considérés comme définitifs après environ un an. Une minime déviation résiduelle peut persister chez certains patients, bien que le résultat esthétique soit significativement meilleur.

Le syndrome de Poland : une maladie rare et méconnue

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Le syndrome de Poland est une pathologie rare dont on ignore la cause. Elle est présente dès la naissance, mais son implication génétique n’est pas encore totalement établie. Une personne sur 30 000 ou 40 000 en serait aujourd’hui porteuse en France. Chaque année, on décrit une vingtaine de nouveaux cas dans l’hexagone. Contrairement aux idées reçues, il s’agit d’une maladie qui affecte plus les hommes que les femmes.

 

Qu’est-ce que le syndrome de Poland ?

Cette maladie se traduit majoritairement par l’absence partielle ou totale du grand muscle pectoral (et, dans certains cas, du petit muscle pectoral). Elle peut être complète et affecter les deux côtés, ou, dans la majorité des cas, être unilatérale. La plupart du temps, le syndrome de Poland touche le côté droit.

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Le degré d’importance du syndrome dépend des malformations associées qui peuvent concerner les côtes et les bras. En fonction de l’association de ces anomalies, on peut classer le syndrome de Poland selon trois types :

  • Syndrome de Poland type 1 : il s’agit de la forme la plus bénigne, qui décrit une anomalie isolée du muscle pectoral.
  • Syndrome de Poland type 2 : il s’agit d’une forme partielle, qui se caractérise par une anomalie du muscle pectoral combinée à une anomalie du membre supérieur.
  • Syndrome de Poland type 3 : la maladie est complète et touche non seulement le muscle pectoral, mais aussi le bras et les côtes.

 

Le syndrome de Poland peut donc entraîner de nombreuses malformations dont les plus courantes sont :

  • un muscle grand pectoral peu développé (et parfois une atteinte du petit pectoral, du grand dentelé, du muscle oblique externe et du grand dorsal) ;
  • un relief costal peu développé (avec absence de plusieurs côtes dans les cas les plus sévères, entraînants parfois une respiration paradoxale ou une hernie pulmonaire) ;
  • chez les femmes, un développement insuffisant de la glande mammaire (avec un petit sein), et parfois une absence totale du côté touché (avec une peau rigide qui adhère aux côtes) ;
  • une plaque aréolo-mamelonnaire très petite, haute et externe ( parfois absente) ;
  • des anomalies au niveau du bras comme une brachymésophalangie (deuxièmes phalanges trop courtes) ou une syndactylie (fusion de plusieurs doigts).

 

Syndrome de Poland : Les causes possibles

L’origine du syndrome de Poland est méconnue, mais il existe plusieurs hypothèses.

L’hypothèse la plus probable pour expliquer cette pathologie serait un défaut d’irrigation de l’artère subclavière (sous la clavicule) aux environs du 46e jour du développement embryonnaire. Ces artères sont chargées de véhiculer le sang aux tissus pour former la cage thoracique et la main. En fonction de la localisation et de la sévérité du dysfonctionnement, des signes cliniques de gravité variable pourraient se manifester.

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Une anomalie de la région embryonnaire nommée crête apicale ectodermique (qui joue un rôle dans le développement précoce des membres) pourrait aussi avoir un lien dans la survenue de cette maladie.

Une mutation génétique pourrait être à l’origine de certains cas de syndrome de Poland, avec l’apparition de malformations héréditaires. Cependant, les séquences génétiques responsables n’ont pas encore été identifiées.

 

Les traitements possibles du syndrome de Poland ?

La prise en charge thérapeutique du syndrome de Poland dépend des besoins et des attentes des patients et du degré de sévérité de l’atteinte. Le traitement peut être fonctionnel ou esthétique, ou les deux. Il existe des traitements non chirurgicaux et chirurgicaux.

 

Syndrome de Poland: le traitement non chirurgical

Le traitement n’a pas de visée curative et permet simplement aux patients de mieux vivre au quotidien avec leur maladie et d’améliorer l’aspect esthétique. Ils peuvent comprendre un soutien psychologique pour aider les patients à accepter leur différence et accroître leur image de soi.

Dans le cadre du syndrome de Poland chez la femme, le port d’une prothèse externe ou d’un soutien-gorge adapté fait aussi partie des solutions disponibles.

 

Syndrome de Poland: les traitements chirurgicaux

La chirurgie peut permettre de reconstruire le muscle pectoral, le sein, le mamelon, la paroi thoracique ou le bras en fonction de l’atteinte. Elle doit d’abord corriger les malformations du thorax avant de traiter le sein.

Différentes techniques existent, en fonction de l’anomalie à traiter, comme :

  • le lipofilling du thorax (différent d’un lipofilling mammaire)
  • la pose d’implants thoraciques de comblement
  • la transposition du muscle grand dorsal pour comblement
  • les greffes de lambeaux du grand dorsal et de DIEP
  • si les côtes sont impactées de façon significative (ce qui est plutôt rare), il faut faire appel à l’aide d’un chirurgien thoracique.

La chirurgie du sein consiste à réaliser une reconstruction mammaire avec pose d’un implant mammaire. Chez certaines femmes, il est nécessaire d’utiliser une prothèse d’expansion dans un premier temps afin de détendre une peau du sein trop rigide.

Plusieurs interventions sont parfois nécessaires (interventions qui seront espacées de quelques mois) afin de parfaire le résultat final en associant différentes techniques en fonction du cas du patient ou de la patiente.

 

Syndrome de Poland: les résultats du traitement

Les résultats du traitement du syndrome de Poland varient selon les cas et les techniques utilisées. Généralement, ils apportent une amélioration significative de l’aspect esthétique et de la qualité de vie des patients atteints.

 

Remboursement Sécurité social & Prise en charge du syndrome de Poland

Si le syndrome de Poland est reconnu comme handicap, la chirurgie peut bénéficier d’une prise en charge par la sécurité sociale pour une partie des frais.

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Que faire en cas de blépharoplastie ratée ?

La blépharoplastie est une intervention de chirurgie esthétique idéale pour rajeunir et embellir le regard (lire aussi notre article sur l’âge idéal pour considérer une chirurgie des paupières). Mais comme tout geste chirurgical, elle n’est pas sans risque et il peut parfois persister des complications ou un résultat esthétique insatisfaisant. Dans ces conditions, des solutions personnalisées peuvent être proposées pour retrouver un regard harmonieux et traiter les séquelles de la première intervention.

 

Particularités de la blépharoplastie supérieure vs blépharoplastie inférieure

La blépharoplastie permet de traiter les paupières supérieures ou inférieures (ou les deux) en fonction des troubles présents. Selon les personnes et les habitudes du chirurgien, les techniques et les risques peuvent varier.

La blépharoplastie supérieure consiste à retirer l’excès de peau et de graisse qui alourdit la paupière et donne un aspect fatigué ou triste au regard. Elle peut aussi traiter une ptôse, un affaissement de la paupière qui gêne la vision (effet casquette). La cicatrice est dissimulée au niveau du pli palpébral naturel.

La blépharoplastie inférieure vise quant à elle à éliminer les poches sous les yeux, qui sont majoritairement de la graisse ou qui résultent d’un relâchement cutané. Elle peut aussi remettre en tension le muscle orbiculaire et redraper la peau pour lisser les rides. La cicatrice peut être située soit à l’intérieur de la paupière (blépharoplastie par voie conjonctivale), soit sous les cils (par voie cutanée).

 

blépharoplastie inferieure dr petit paris

 

Quelles sont les complications possibles d’une blépharoplastie ?

Les complications d’une blépharoplastie sont rares si l’intervention est réalisée par un chirurgien qualifié, spécialisé dans la chirurgie du regard.

On distingue deux types de complications possibles : transitoires ou définitives.

Les complications transitoires sont généralement bénignes et disparaissent spontanément ou avec un traitement médical adapté. Il peut s’agir :

  • d’un hématome
  • d’un œdème
  • d’une infection
  • d’une réaction cicatricielle qui peut entraîner une rougeur, une démangeaison ou une hypertrophie
  • d’un chémosis (gonflement de la conjonctive)
  • de micro kystes (petits nodules blancs sous la peau)

 

Les complications définitives sont plus sérieuses et nécessitent habituellement une seconde intervention chirurgicale afin de les corriger. Elles proviennent généralement d’une technique peu adaptée ou d’une mauvaise appréciation des tissus à retirer ou à conserver.

Les complications définitives d’une blépharoplastie peuvent prendre la forme :

  • d’une lagophtalmie : l’impossibilité de fermer complètement les paupières, entraînant souvent une sécheresse oculaire et une irritation de la cornée ;
  • d’un ectropion : un retournement vers l’extérieur de la paupière inférieure, exposant la sclère (partie blanche de l’œil) et provoquant un larmoiement et une rougeur ;
  • d’un entropion : un retournement vers l’intérieur de la paupière inférieure, frottant les cils contre la cornée et causant une douleur et une inflammation ;
  • d’une asymétrie palpébrale tant en hauteur qu’en forme ;
  • d’un effet « œil rond », un aspect trop creux ou trop ouvert des yeux après une blépharoplastie inférieure ratée.

Certaines complications peuvent cependant résulter de facteurs non imputables au geste opératoire, comme le vieillissement naturel des tissus, une variation de poids, la consommation de tabac ou l’exposition au soleil.

Il est également important de distinguer les complications des insatisfactions liées à des attentes irréalistes ou à une mauvaise compréhension du projet opératoire initial.

 

Comment corriger une blépharoplastie ratée ?

blépharoplastie ratée

 

La prise en charge d’une blépharoplastie ratée dépend du type et de la gravité des séquelles esthétiques. Il est conseillé de consulter un chirurgien esthétique spécialisé afin d’obtenir des soins adaptés à chaque situation. Dans certains cas, une nouvelle intervention chirurgicale peut être nécessaire.

La consultation permet d’évaluer le degré d’anomalie et de déterminer si un traitement complémentaire est nécessaire ou s’il faut patienter quelques semaines ou mois le temps que le résultat définitif intervienne.

Le Dr Petit est expert en chirurgie du regard. Il vous accueille dans son cabinet pour vous conseiller et vous proposer les solutions les plus adaptées à votre cas personnel.

Pour une blépharoplastie supérieure ratée, la nouvelle intervention peut consister à réaliser une greffe de peau ou de muqueuse pour restaurer la couverture cutanée et permettre une fermeture satisfaisante des paupières. Si le muscle palpébral est endommagé, il peut être nécessaire de le réparer.

Pour une blépharoplastie inférieure ratée, la correction consiste habituellement à remonter la paupière inférieure en la fixant au coin externe de l’œil ou à l’os orbitaire. Il peut aussi être nécessaire de combler le creux sous les yeux avec de la graisse ou des produits de comblement.

Dans tous les cas, il faut attendre au moins 6 mois après la première blépharoplastie pour envisager une nouvelle opération à visée corrective. Les tissus doivent en effet être bien cicatrisés et stabilisés. Il faut aussi avoir conscience que le résultat esthétique ne sera jamais parfait et qu’il peut persister des séquelles visibles ou fonctionnelles.

La blépharoplastie est en définitive une intervention qui peut transformer positivement le regard et l’expression du visage, mais qui n’est pas sans risque. Il est important de choisir un chirurgien compétent et de respecter les consignes postopératoires pour éviter les complications et obtenir un résultat satisfaisant et harmonieux.

Lire aussi notre article de conseils beauté et maquillage après une blépharoplastie